In Europe - West, Russia

RT.com, April 28, 2016, and video news report on RT.com here

French MPs have voted in favor of a resolution to lift the EU-imposed sanctions against Russia over the crisis in Ukraine and the March 2014 reunification with Crimea. The document is non-binding.

Vote in French National Assembly on April 28, 2016 favoring end to EU sanctions against Russia

Vote in French National Assembly on April 28, 2016 favoring end to EU sanctions against Russia

Fifty-five members of the French National Assembly supported the resolution calling on the government not to extend the sanctions imposed on Russia by the EU. Forty-four voted against and two abstained. Of the 577 deputies in the National Assembly, the lower house of the French Parliament, 101 took part in the vote.

The resolution, calling on the French government to protest extension of EU sanctions against Russia, was submitted by 85 French MPs.

Thierry Mariani, member of the center-right Republicans party who initiated the parliamentary debate, says the document “calls on the French government not to extend the restrictive measures and economic sanctions imposed on Russia by the European Union.”

The debate on canceling sanctions was held at the National Assembly for the first time, the politician said. Mariani stressed that anti-Russian sanctions should be lifted because they only cause harm. “We are demanding that the sanctions be lifted because they are totally ineffective and they are dangerous for our economy,” he told the Assembly.

“France is constantly saying that it’s the birthplace of human rights, that the people’s will should always be respected. So now I’m waiting for France to accept the will of the parliament and demand the lifting of the sanctions during the next talks,” Mariani said in an interview with RT France after the vote.

The MP said that Francois Hollande “must take the responsibility” and make a move towards a restrictions-free policy in relations with Russia. If the parliament’s position on the issue is not accepted, “it will be the strongest slap in the face of democracy,” Mariani said.

Earlier this year, France’s Minister of Economy, Industry and Digital Affairs, Emmanuel Macron, said that France will assist in lifting Western-imposed sanctions on Russia by the summer of 2016. In December last year, the European Union prolonged its sanctions against Russia – originally initiated in August of 2014 – for another six months.

An increasing number of European politicians have become more skeptical about the sanctions, pointing out that they have proven to be politically ineffective and economically harmful for both Russia and European countries. Italy initially delayed a decision to prolong anti-Russian measures, demanding the issue be discussed rather than merely rubber-stamped.

EU sanctions against Russia were first introduced in July 2014 for one year and have been routinely extended since. The sanctions included imposing restrictions on lending to major Russian state-owned banks, and defense and oil companies.

In addition, Brussels has imposed restrictions on the supply of weapons and military equipment to Russia as well as military technology, dual-use technologies, hi-tech equipment and technology for oil production.

Russia responded by imposing an embargo on agricultural produce, food and raw materials against countries that joined the anti-Russian sanctions. Imports of beef, pork, poultry meat, fish, cheese, milk, vegetables and fruit were banned. Moscow also launched a policy of import substitution.

French lawmakers adopt non-binding proposal to lift Russia sanctions

Reuters, Thursday, April 28, 2016

France’s lower house of parliament voted in favour of lifting European Union sanctions against Russia on Thursday, in a non-binding vote that went against the Socialist government’s recommendation.

French deputies voted by 55-44 in favour of the resolution to lift the sanctions slapped on Moscow by the 28-member EU after Russia annexed Crimea [sic] and tension escalated with Ukraine.

Former president Nicolas Sarkozy’s Republicans party as well as centre-right and left-wing groups* voted for lifting the sanctions. The Socialists and Greens voted against the resolution put forward by conservative lawmaker Thierry Mariani.

“(The sanctions are) totally ineffective today to solve this international crisis and are dangerous for France’s interests,” Mariani said. He represents French residents in eastern Europe and Russia, said.

The European Union, along with the United States, imposed economic sanctions on Russia in July 2014, targeting its energy, banking and defence sectors. Sanctions expire in July and can be extended.

“The purpose of these sanctions is to have leverage to get back to negotiations,” said Junior Minister for Europe Harlem Desir, who had called on the National Assembly to dismiss the resolution.

* The resolution on Russian sanctions was supported by the Front de gauche bloc, one of whose spokesperson is Jean-Luc Mélenchon.–New Cold War.org

L’Assemblée vote une résolution en faveur de la levée des sanctions contre la Russie

Le Monde, 28.04.2016

Il s’agissait d’un vote symbolique, mais le symbole est de taille. L’Assemblée nationale française a adopté, jeudi 28 avril, une résolution « invitant » le gouvernement à lever les sanctions imposées par l’Union européenne à la Russie pour son implication dans le conflit ukrainien.

Le texte, non contraignant, a été adopté contre l’avis du gouvernement par une majorité de 55 voix contre 44 et deux abstentions. « Cette résolution, votée en raison d’une forte mobilisation des députés Les Républicains face à une majorité peu nombreuse et démotivée, doit être l’occasion pour le gouvernement d’infléchir sa politique vis-à-vis de la Russie », s’est félicité à l’issue du vote le président du groupe LR, Christian Jacob, dans un communiqué.

De fait, si quasiment tous les socialistes et écologistes présents ont voté contre, le total de leurs voix est resté inférieur à celui de la droite. Proportionnellement, seuls 14,6 % des effectifs du groupe socialiste étaient en séance, contre 22,9 % pour la droite. Aux voix des Républicains se sont additionnées celles des trois centristes UDI présents, celle du seul membre du Front de gauche qui siégeait, François Asensi, mais qui a précisé que sa position était celle « de l’ensemble des députés du Front de gauche », et celles des deux élus frontistes, Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard.

Un « esprit majoritaire », pas la ligne officielle du parti

La résolution avait été présentée par Thierry Mariani, député Les Républicains des Français de l’étranger, qui ne cache pas son admiration pour le président russe, Vladimir Poutine, et s’est rendu en Crimée en juillet 2015. La plupart des élus qui l’avaient alors accompagné, et qui forment un noyau dur russophile au sein de l’Assemblée, tels Nicolas Dhuicq, Claude Goasguen ou Jacques Myard, l’ont suivi. C’est aussi le cas des députés proches de François Fillon et Nicolas Sarkozy, qui ont multiplié ces derniers mois les prises de position favorables à la Russie, mais aussi du député Pierre Lellouche, pourtant réputé atlantiste, qui a pris la parole en séance :

« Une telle décision servira les intérêts de la France. A l’inverse, le maintien du statu quo ne réglera ni la crise ukrainienne, ni les grands conflits de l’heure au Proche-Orient, où nous avons besoin de la Russie. »

« Ce vote unanime, même s’il ne concerne qu’un faible nombre de députés, reflète bien l’état d’esprit majoritaire à droite. Mais ce n’est pas la ligne officielle du parti, où la question n’a pas été discutée », relativise un proche d’Alain Juppé, qui avait dénoncé il y a un an un « accès de russophilie aiguë » chez Les Républicains. « Un certain nombre de députés ont pu vouloir se dédouaner par rapport à leur électorat, par rapport au lobby agricole, et, pour les plus engagés, par rapport même aux Russes. Certains de ces députés peuvent être critiques de la Russie et de sa politique étrangère, mais les sanctions ne sont jamais un outil très populaire, ni perçu comme efficace. Si l’on ajoute à cela le scepticisme vis-à-vis du pouvoir ukrainien, le compte y est. »

C’est sur ces deux points que M. Mariani avait insisté avant le vote. Le député a rappelé que les agriculteurs français souffraient de l’embargo agricole imposé par la Russie en réponse aux sanctions européennes, et estimé que Kiev ne remplissait pas sa part des accords de paix de Minsk, dont l’application doit, selon les dirigeants européens, conditionner une levée des sanctions. Il a en conséquence appelé à la levée de « sanctions décidées par l’UE, fortement encouragée par les Etats-Unis, (…) inefficaces pour la paix et dangereuses pour notre économie ».

Le Quai d’Orsay attaché au respect des accords de Minsk

Après le vote, M. Mariani a dit au Monde sa « satisfaction » d’avoir pu rassembler les voix de députés « allant du Front national au Parti communiste ». Selon lui, l’unanimité constatée à droite « reflète une conviction ancienne issue du gaullisme et l’importance des relations anciennes et historiques avec la Russie ». Elle montre aussi « que les choses bougent peu à peu, et que chacun comprend que tous les torts ne sont pas du même côté ». Pour le député, et même si son texte ne le précise pas, la résolution concerne aussi les sanctions prises après l’annexion de la Crimée, dont les capitales européennes n’envisagent pas une levée, même en cas d’application des accords de Minsk.

Le ministère des affaires étrangères a rapidement répondu en rappelant la position plusieurs fois exposée par la diplomatie française et le président François Hollande : « Les sanctions de l’Union européenne sont et restent liées à la mise en œuvre des accords de Minsk. » Le communiqué du Quai d’Orsay concède toutefois que « la prochaine discussion sur leur renouvellement [qui doit avoir lieu en juillet] devra tenir compte du respect des accords de Minsk ». Ceux-ci sont mis à mal sur le terrain par des accrochages réguliers, que l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe attribue principalement aux séparatistes soutenus par la Russie, et par l’incapacité de Kiev à mettre en œuvre leur volet politique.

En décembre 2014, une résolution « portant sur la reconnaissance de l’Etat de Palestine », avait été votée selon la même procédure, sans qu’elle soit suivie de chamboulements internationaux diplomatiques.

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